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art-XXI
Natalia Gontcharova (1881-1962) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mercredi, 19 Juin 2013 11:57

GONTCHAROVA (Natalia, Serguïevna), Nagaïévo (province de Toula) 1881-Paris 1962
Peintre, dessinateur, designer, décorateur de théâtre

Issue d’une famille de la petite noblesse russe, après avoir étudié l’histoire, la zoologie et la botanique, elle est admise en 1898 à l’École de peinture, sculpture et architecture de Moscou (élève du sculpteur Paolo Troubetzkoy, disciple de Rodin) ; elle y rencontre Larionov.

À partir de 1900, elle commence à peindre et à exposer dans différents salons : exposition de l’art russe organisée au Salon d’Automne de Paris par Diaghilev (1906), Stephanos (1907), Salons organisés par la revue La Toison d’or (1908 à 1910).

Avec Larionov, elle fonde à Moscou le groupe cézanien Le Valet de Carreau en 1910. En désaccord avec la ligne dominante du groupe qui imite trop, selon elle, la peinture française, elle revendique un retour aux sources formelles et thématiques de l’art populaire russe : dès 1912, elle fonde avec Larionov le groupe néoprimitiviste qui organise à Moscou l’exposition jugée scandaleuse de La Queue d’Âne. L’étape suivante sera celle du rayonnisme, première tentative d’abstraction en Russie, qui sera sanctionnée par l’exposition La Cible (1913). Réalise les premiers « livres-objets » futuristes publiés en 1912 par le poète et théoricien de la « transmentalité », Kroutchonykh.

En 1914, dernière exposition du groupe de Larionov et de Natalia Gontcharova, No 4 (Moscou), et rétrospective de Natalia Gontcharova et de Larionov (Paris, galerie Paul Guillaume). Guillaume Apollinaire écrit dans sa préface : « Nathalie de Gontcharova a accepté bravement les influences des grands peintres français et peignant en France qui seuls depuis une vingtaine d’années maintiennent très haut la tradition de l’art. Ce contact sublime avec la vraie tradition occidentale a donné à la grande artiste russe le goût et le secret de la riche tradition orientale qui paraissait s’être fixée définitivement dans l’art populaire de l’Empire russe. » L’article se termine par cette belle phrase : « Le mouvement dans son art est une danse rythmée par l’enthousiasme. »

La même année 1914, Natalia Gontcharova commence son travail pour le théâtre avec le somptueux Coq d’or aux Ballets russes de Diaghilev. En 1917, elle s’installe définitivement à Paris avec Larionov. En 1922, sa mise en forme de Noces de Stravinsky aux Ballets russes offre un nouvel aspect du néoprimitivisme russe (minimalisme des couleurs : brun et blanc, sobriété des décors et des costumes).

Texte tiré de :
MARCADÉ J.-C., L’avant-garde russe, Paris, Flammarion, 1995, p. 430-431.

Mise à jour le Vendredi, 13 Décembre 2013 11:42